Internet réhabilite l’écrit
Maîtrise d'ouvrage vs maîtrise d'oeuvre, un même lit pour deux rêves ?

La révolution applicative est en marche

Le monde de l’informatique professionnelle d’entreprise est confronté, une fois encore, à l'émergence de nouveaux vecteurs de transformation de nature à bouleverser son évolution. Certes, ce n'est pas une situation nouvelle pour un milieu qui a su affronter de multiples ruptures. Mais, si d'habitude les transformations étaient impulsées par l'innovation technique, il s'agit cette fois d'une remise en cause qui touche le champ applicatif sous la poussée des solutions mises en oeuvre dans le monde grand public de l'internet.

Les évolutions matérielles ont été généralement bien intégrées par l'informatique d'entreprise. La transformation régulière des capacités du matériel a été alimentée par la loi de Moore. Elle est prédictible et apporte des performances de plus en plus élevées. Les professionnels s’entendent désormais pour reconnaître que la production de "l’énergie informatique" n’est plus désormais leur principal motif de préoccupation. Puissance machine, capacités de stockage, bande passante, généralisation de l'IP, poste de travail individuel sont disponibles à grande échelle, pour un coût maîtrisable, et ces infrastructures peuvent sans problème majeur, être exploitées par des firmes spécialisées. Certes des progrès - virtualisation, rationalisation, haute disponibilité, mobilité - peuvent encore être accomplis, mais ils seront, dans un horizon visible, incrémentaux. Il resterait bien entendu à mieux intégrer dan sle système d'information d'entreprise les outils de la mobilité qui proliférent aux marches de l'informatique "sérieuse", plus tolérés encore qu'exploités pleinement. Cette évolution se fera naturellement, comme le PC a bien su trouver sa place "professionnelle" après des débuts timides.

Le cœur des préoccupations  des DSI se situe désormais dans les applications. L’édifice applicatif construit depuis maintenant plusieurs décades est fragilisé par le poids des couches historiques qui s’entassent sans que jamais les entreprises n’aient eu le temps et les moyens de faire le nettoyage qui s’imposait. Ce chaos est le résultat des pratiques managériales et des processus, souvent contradictoires au gré des évolution des organisations, figés dans le code des applications. Les informaticiens ne repartent jamais à la base mais réexploitent les couches antérieures. Ce mode d'évolution a déja été ébranlé dans les années quatre-vingt dix par la "crise" des progiciels, mais les outils d'ERP, SCM et autres CRM n’ont pas fait disparaître les systèmes spécifiques et l'informatique d'entreprise a su les intégrer, renforçant encore la complexité de l'édifice. Il est fréquent de dénombrer dans les grandes entreprises des portefeuilles applicatifs "riches" de plusieurs milliers d'applications, lacis inextricable de connexions et d'interfaces de nature et d'âge hétérogènes.

Le phénomène réellement révolutionnaire, et donc déstabilisant pour tous les acteurs de l’écosystème informatique, résulte de la nature même de la nouvelle menace : le débat est sorti du cénacle des professionnels pour être porté par l'utilisateur final lui-même.

Les utilisateurs sont désormais une grande majorité à utiliser chez eux une informatique attractive, multimédia, efficace et disponible, celle du web. Leur tolérance envers l’informatique qu’ils utilisent dans leur milieu de travail est de plus en plus réduite, d’autant plus que les jeunes générations, qui sont nées dans ce monde de liberté, de mobilité, d’échange multimédia et de fluidité, ne comprennent pas que subsiste une autre informatique, qu’ils perçoivent comme contraignante et sommaire,…

Face à une exigence forte de modernisation et d’attractivité, les professionnels doivent donc intégrer dans leur stratégie deux évolutions contrastées :
- d’une part, un mouvement de rationalisation du portefeuille d’application qui passe à la fois par une optimisation de l’existant et par l’introduction de nouvelles méthodes de travail, tant en architecture qu’en développement, pour construire des applications plus flexibles et moins coûteuses : ce sont, hélas, des actions lentes et difficiles, et qui impliquent des invetissements majeurs
- d’autre part, l’explosion d’innovations de logiciel dans le monde du consommateur et, dans une certaine mesure, celui des PME, alimentée par l’essor du mouvement « Open source », et qui doivent trouver leur place dans les systèmes d'entreprise : ceci implique une dynamique de développement centrée sur l'utilisateur final et exploitant toutes les ressources des technologies du web

Si la mission des DSI est bien d’irriguer les métiers par les processus et l’information qui les alimentent, ils ne peuvent ignorer que les « consommateurs » informatiques de leurs entreprises ne peuvent indéfiniment attendre la lente transformation de leurs applications "historiques" pour disposer de la réactivité et de la capacité d'innovation dont ils ont besoin. Ils sont ainsi confrontés à une demande immédiate de "bouquets de services", à la fois fiables et attractifs, pour permettre à ces utilisateurs d'exploiter pleinement les outils séduisants de la société numérique.

Aussi, comment peut-on aller plus vite, avec qui, quels sont les vecteurs de transformation dans les méthodes et dans les produits ? La tâche est complexe et implique la construction d'un vaste programme de transformation de l'informatique d'entreprise, plus Plan Marshall que plan ORSEC...

Il faut sans aucun doute s'inspirer des modèles émergents de l'informatique de l'internet, attractifs, efficaces mais très éloignés des pratiques habituelles des entreprises. C'est celui des communautés de l'open source. Mais ce modèle aussi novateur qu'exigeant implique de la discipline et un nouveau management et de compétences.

Les produits qui en sont issus atteignent désormais l'âge de la maturité et peuvent être intégrés dans les systèmes d'entreprise avec la même rigueur que les composants propriétaires. Apache, Linux, Eclipse, Open Office, Ingres sont désormais des solutions effectives et admises dans les entreprises, et le monde LAMP (Linux, Apache, MySQL, Perl ou PHP) n'est plus considéré comme obscur. Mais, plus que les outils, ce sont les méthodes de travail qui sont intéressantes car elles permettent de générer des communautés de savoir, stimulantes et exigeantes... Wikipedia est le modèle d'un savoir en mode "open source" !

Il faut aussi que ces nouvelles équipes exploitent le potentiel et les exemples du monde du "Web 2.0" et en tirent profit pour les adapter au monde classique de l'entreprise.
A titre d'exemple, pour comprendre la puissance de ces outils, visitez le site BaeBO (http://baebo.francisshanahan.com/) qui permet d'exploiter simultanément ebay, Amazon et Yahoo, mais aussi de chercher dans les blogs de Technorati l'opinion des utilisateurs.. Il faut aussi comprendre, par exemple, la puissance de Google maps ou de la base image de flickr pour en tirer des applications métier. Il faut aussi sûrement évaluer le potentiel collaboratif de la suite Zimbra... parmi d'autres exemples de systèmes innovants.

Ces outils sont méconnus, perçus comme marginaux et peu fiables par les informaticiens "classiques" alors qu'ils font le miel des nouvelles générations. Il y a là bien sûr un risque de conflit générationnel, comme on l'a vécu avec l'avénement du modèle client/serveur, mais cette fois c'est la génération Linux contre la génération Microsoft, IBM étant, habilement, passé du côté des rénovateurs...

C'est un monde nouveau, qu'il faut explorer avec intérêt même si dans beaucoup de situations encore les solutions peuvent apparaître immatures et difficiles à exploiter à grande échelle. Il y a bien sûr des risques. Et l'inertie des outils d'entreprise rendra toute évolution majeure délicate tant pour faire bouger les outils que les utilisateurs. C'est pourquoi il faut aborder dès maintenant ce "nouveau monde" et commencer à s'y préparer, d'abord par la veille, puis par l'expérimentation. Cela prendra des années. Raison de plus pour commencer maintenant !

Commentaires

duge

ASP, la révolution applicative en marche !

L'organisateur des Etats Généraux de l'ASP, qui se tiendront en janvier, constate combien le modèle, outre son efficacité pour l'entreprise, est rentable pour les investisseurs.

Après l'information en ligne et le commerce en ligne, l'ère des applications en ligne, "on Demand", est définitivement en marche.

Pourquoi ? Parce que les directions informatiques des entreprises trouvent dans ce modèle des avantages en phase avec les exigences que leur impose la compétitivité des marchés sur lesquels elles se développent : mise en oeuvre ultra-rapide, sécurité des données, en particulier contre les menaces internes, accès mobile, prévisibilité et réduction des coûts, ouverture ou fermeture instantanée d'un nouveau poste, migration transparente, etc.

Cette révolution applicative touche même les télécoms.

Cette révolution applicative touche tous les domaines de l'entreprise, le CRM, les ERP, les RH, l'infrastructure, la sécurité, même les télécommunications, etc.

Aucun n'y échappe. Aucun n'y échappera. Même si, à court terme, tous ne rencontreront pas le même succès.

Chaque nouvelle génération d'acteurs bénéficie des leçons de ses prédécesseurs. Même si cela nécessite un changement de culture qui se fait progressivement et devient irréversible. Le concept même est enfin passé dans le langage des services informatiques.

C'est bien un changement en profondeur des pratiques de l'industrie informatique auquel nous assistons. Mais cette révolution ne se cantonne pas aux seules entreprises et organisations publiques.

Des centaines de milliers de personnes, pour ne pas dire des millions, utilisent déjà au quotidien la fonction de webmail, la messagerie en ASP. Demain, elles accèderont au dossier médical personnalisé, à leur dossier fiscal, bancaire, etc. L'informatique sera définitivement devenue un service pour tous.

Ne pas mettre en ASP un progiciel est devenu une erreur stratégique

Et c'est bien cette observation que l'on peut faire depuis quelques années. Malgré des marchés financiers peu favorables, le solde net d'acteurs ASP n'a jamais cessé d'être positif. Chaque semaine, un nouvel acteur fait son "coming out", chaque jour, des annonces produit sont faites. Et s'il y a quelques années, mettre en ASP un progiciel était encore une curiosité marketing, aujourd'hui, ne pas le mettre est devenu une erreur stratégique.

Déjà, dans certains secteurs, la polarité s'est inversée. Un acteur qui n'intègre pas au coeur de son plan de développement ce nouveau modèle perd toute valeur future aux yeux des investisseurs. Et s'il s'agit d'un modèle permettant à l'entreprise d'être plus efficace, c'est aussi un modèle rentable pour les professionnels.

Déjà des introductions en bourse ont été faites de l'autre côté de l'Atlantique, elles remportent un vif succès. L'effet s'amplifiera d'autant lorsque les premiers ASP dédiés le feront en France ou en Europe. Ce temps se rapproche. L'effet sera puissant.

Alors, maintenant, vous comprenez pourquoi l'ASP Forum, qui a gardé l'étendard de cette révolution bien haut, y compris par mauvais temps - remercions-en ses administrateurs -, a décidé de créer l'événement ASP de l'année qu'il ne faudra manquer à aucun prix, que vous soyez client, éditeur, société de service ou consultant. Au risque d'être dépassé par une vague plus forte que vous.

JP Corniou

Vos remarques sont tout à fait pertinentes : le mode ASP est devenu sans que les utilisateurs en soient conscients le mode normal d'utilisation de l'accès à l'information. Vous soulignez que la messagerie, mais aussi les blogs ou les sites web individuels, sont gérés ainsi. Mais des applications professionnelles, comme le CRM, sont accessibles en mode ASP. C'est le cas de salesforce.com.

lnauges

Jean-Pierre,

Comme promis, j'ai préparé un commentaire détaillé sur ton texte. Pour éviter de mettre un commentaire 'trop long!', je propose aux lecteurs intéressés de visiter mon blog :
http://nauges.typepad.com/

Cet échange, par blog interposé, ne peut qu'enrichir le débat.

Cordialement,

Louis Naugès
Président
Microcost

leonid

Ce que fait SAP avec Office va bien dans votre sens.
L'éditeur allemand SAP, spécialiste des progiciels de gestion intégrés (PGI), a signé en 2005 un accord de partenariat stratégique avec Microsoft. Selon ses termes, les deux partenaires vont développer une passerelle logicielle qui permettra d'accéder aux progiciel de SAP depuis les applications d'Office telles qu'Excel, PowerPoint et surtout Outlook.

Répondant au nom de code "Mendocino", ce produit a été dévoilé à l'occasion de la conférence internationale Sapphire 05, dédiée aux produits de SAP, qui s'était tenu à Copenhague(Danemark) en avril 2005.

Cette passerelle est destinée principalement aux usages administratifs internes des entreprises, dans des domaines tels que la gestion des déplacements professionnels, des notes de frais, des congés et absences, des rapports de vente ou des budgets.

Un utilisateur pourra, par exemple, faire une demande de congé dans Outlook et recevoir la validation par son manager via une application SAP. Pour autant, il ne sera jamais sorti de l'outil de messagerie de Microsoft auquel sera simplement ajouté de nouvelles icônes et menus déroulants correspondants aux fonctions de l'application SAP.

«Il s'agit pour nous de séduire de nouveaux utilisateurs habitués à la suite bureautique de Microsoft, mais ne connaissant pas ou peu nos applications de gestion», explique à ZDNet Jean Michel Franco, responsable marketing solutions chez SAP France. «Il pourra s'agir d'utilisateurs occasionnels.»

Au-delà de vouloir cibler de nouveaux clients, l'éditeur allemand compte aussi augmenter le nombre d'utilisateurs au sein des entreprises qui ont déjà choisi ses produits. Car son modèle de licence est basé sur le nombre d'utilisateurs. Plus ils sont nombreux, plus SAP augmente ses revenus par client.

Pour sa part Microsoft veut «développer la valeur d'Office en l'association au maximum d'applications métiers», explique à ZDNet Alexis Oger, chef de produit Office chez Microsoft France. «Nous avons déjà 120 applications métiers, rien qu'en France, qui sont intégrées à Office», poursuit-il. En développant le nombre d'applications métiers intégrées à sa suite, l'éditeur compte bien entendu développer les ventes. «C'est un élément différenciateur important», estime ainsi le responsable.

Enfin, l'accord entre Microsoft et SAP prévoit également la possibilité pour chaque partie de vendre les produits de l'autre. SAP sera donc en mesure de proposer à ses clients une offre couplée de ses produits avec Office.

lnauges

Alerte - Evitez au maximum les accords type SAP-Office !

Mettre le nez dans cet engrenage de l'intégration est une catastrophe ; vous vous trouvez ensuite pieds et poings liés aux deux éditeurs !
Toutes les passerelles entre ces produits doivent passer par des standards, tels que XML ou ODF, pour permettre aux entreprises de pouvoir, à tout moment, changer d'outils logiciels.
Comment remplacer, demain, Office par OpenOffice si vous avez fait ce choix d'intégration avec SAP ?
Comment, demain, choisir un progiciel tel que PeopleSoft pour une autre partie de vos progiciels?
Les seuls vainqueurs de ce genre d'accords sont les éditeurs, pas les entreprises clientes !

Faites très, très attention !

Francis Shanahan

Greetings, thanks for mentioning my site (Baebo.FrancisShanahan.com)

It's an experiment more than a business. I was interested in investigating what could be done with Ajax and RSS predominantly. The result is the largest Mashup on the web today! (as described by ProgrammableWeb.com).

Again, I hope you like it and I welcome your thoughts on how to improve it.

Apologies: Mon Français est très mauvais

Ludovic Dubost

Bravo,

Cela fait plaisir de voir un DSI avoir ce discours et un comportement non-attentiste et dire de l'Open Source autre chose que "c'est bien.... pour les autres.... car ça fait baisser les prix" (language que j'ai entendu par un DSI d'un groupe important).

Manuell Castells ( http://sociology.berkeley.edu/faculty/castells/ ) à écrit il y a plus de 10 ans une serie de livres intitulée "La société en réseaux", démontrant la force des réseaux qui ne peux aller que croissante avec l'avènement de l'Internet.

Le fonctionnement du modèle Open Source, par opposition au modèle propriétaire n'est que l'application de cette force au métier du logiciel et des services informatiques.

Dans le monde Darwinien ou nous sommes, les modèles les plus solides survivent, les autres meurent. On verra bien ce qu'il se passent pour l'Open Source mais ce modèle est clairement sur la pente ascendante. Le modèle ASP (même propriétaire) est aussi sur cette même pente.

On ne peut pas dire la même chose du modèle d'éditeur propriétaire, quand on voit l'echec de Microsoft avec Windows Vista, reporté pour la n-ième fois avec maintenant plus de 4 ans de retard et des fonctionnalités dont on ne sait même pas si les client en veulent. Tout un eco-système dépendant de Windows s'en trouve paralysé. Bien sûr Microsoft est suffisement solide pour se relever, mais beaucoup de clients ou de partenaires se seront peut-être fait la malle ou regretterons de ne pas pouvoir le faire.

Le modèle paralysant d'un éditeur central étant le seul décideur de l'évolution d'une technologie est comme la fable du chêne et du roseau. Le chêne aussi fort soit-il peut rompre avec des dégats considérables. L'Open Source est comme le roseau, plus petit et plus faible, mais il ne cédera point.

Aujourd'hui beaucoup dans l'industrie ont compris cela. Quand les clients auront compris complètement cela et redirigeront leur financement massivement vers le roseau plutôt que le chêne, l'adoption du modèle Open Source changera de vitesse.

Ludovic

vincent

Je suis également heureux de lire de tels propos. Je viens de lancer le premier blog interne chez Arcelor. Moi qui croyais que les DSI ne juraient que par Microsoft et SAP je suis intéressé de voir que la formidable innovation proposée depuis quelques années par l'open-source commence à faire son chemin en entreprise.

leonid

OK OK
sauf que chez Renault on a droit à tout sauf à l'open source.
On peut donc toujours parler de choses et d'autres et faire des voeux pieux.

JPCorniou

Le modèle de l'Open Source est un modèle riche qui irrigue une grande partie de l'innovation infomatique. Les grands acteurs, comme IBM, s'y sont ralliés. Les grands comptes, tels Renault, intégrent encore, prudemment il est vrai, des composants Open Source comme Apache. Mais de grâce éviton l'idéologie et les dogmes : Microsoft ou SAP ne sont pas les grands satans, les acteurs de l'Open Source ne sont pas des anges ! L'industrie du logiciel est en constante évolution, elle connaît ses modes, comme ses flops... Il faut admettre dans ce monde d'innovation le droit à l'erreur, comme reconnaître que ceux qui ont su trouver au bon moment la bonne réponse aux besoins du marché y trouvent, en réponse, une rémunération légitime. Le grand changement dans l'histoire du logiciel est l'avénement de communautés en réseau, système méritocratique avec ses régles et ses codes qui produit déqormais des résultats robustes que les DSI doivent considérer dans leurs choix.

Alnoor

La révolution applicative est effectivement en marche. Cependant, il y aura toujours, à mon sens, une différence fondamentale entre l'informatique d'entreprise et l'informatique à destination du consommateur final. Le consommateur cherche bien entendu une informatique attractive, rapide, facile d'utilisation, disponible et j'en passe. Et la tolérance de l'utilisateur final envers l’informatique est de plus en plus réduite.
Pour ce qui est de l'informatique d'entreprise, sa stratégie est simple: supporter la stratégie business en terme IT. Là où l'utilisateur final privilégie la rapidité, l'informatique d'entreprise elle, privilégie la fiabilité. Ce sont des stratégies différentes et qu'il faut prendre en compte.
Donc, certes l'informatique d'entreprise doit évoluer mais en gardant toujours en compte sa stratégie qui est supporter le business.

leonid

Cher JPC,
vous avez apparemment déclaré dans le Monde Informatique :
"on externalise bien que ce qu'on connaît. Or, au début du contrat, on ne sait pas très précisément ce qu'on attend du prestataire"
Doit-on comprendre ceci de manière littéral ou au nième degré ?

JPCorniou

Réponse sur le commentaire au Monde Informatique
Il est effectivement très difficile de connaître prafaitement à l'avance le mode de fonctionnement, les compétences et les faiblesses, le mode de gouvernance interne d'un prestataire informatique. Il ya nécessairement apprentissage mutuel. C'est pourquoi un contrat doit être un cadre dynamique, et non pas figé à l'avance, avec une transparence maximale et une capacité de réaction mutuelle. Il faut éviter les contrats "boîte noire" qui ne permettent pas ce mode d'ajustement pragmatique à partir de métriques aussi affûtées que possible. Toute la profession reconnaît, au delà des sirènes du marketing, que les opérations d'infogérance, quelqu'en soit l'ampleur, nécessitent une grande réactivité et un pilotage "rênes courtes".

leonid

Alors là cher ami je dirai sans détour que je suis scié !
Comment peut-on se permettre de se lancer à grands frais dans un projet dont on n' a idée ni du début ni de la fin ?

André

Merci pour ces billets éclairants et inspirants !

Une petite "pique" en passant que j'espère vous me pardonnerez : il serait plus juste d'écrire "L’édifice applicatif construit depuis maintenant plusieurs CENTAINES de décades", en effet en français (contrairement à l'anglais) décade signifie 10 jours, et décennie 10 ans ...

MichaelM

Effectivement, une nouvelle "révolution applicative" semble en marche tant du côté des éditeurs traditionnels qui voient leur business model menacé, que des entreprises utilisatrices qui doivent intégrer de nouvelles méthodes/outils...
Pour illustrer votre propos, j'ai lu un article intéressant sur les 10 startups web à suivre de près : http://www.optimizemag.com/showArticle.jhtml;jsessionid=?articleID=184425630

JPCorniou

Sur décade et décennie, je me suis replongé dans mon Petit Robert favori qui admet les deux sens: dix jours, ce qui a donné le "décadi" révolutionnaire, dixième jour de la décade, mais aussi dix ans, sous influence anglaise... Il vaut mieux écrire décennie, j'en conviens ! D'ailleurs Wikipédia est plus sévère que le Petit Robert envers la décade de dix ans... l'essentiel est d'éviter la décade...nce !

LamstetsPal

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