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25 juillet 2007

Vacances

Saisi à la machine à café (ou presque !) :
- Ouf !!! Nous y sommes enfin. Cette année c’était encore plus interminable que d’habitude, tu trouves pas ? Puis avec les élections, ce printemps pourri, la flotte en overdose, on a perdu nos repères, on se croit en octobre, c’est le week-end de Toussaint qui vient, non ? Pas de blague, cette fois c’est bon, encore deux jours et vendredi je me casse en Grèce ! Imagine : décrocher du bureau, fuir la ville, oublier les clients (ceux-là !), le boss et ses idées de réforme, la Corp et le reporting, s’exiler hors de l’espace contraint de la vie moderne pour retrouver les parfums d’authenticité de la nature sauvage et des sociétés traditionnelles….
- Ouais, super, je vois bien le tableau… La mer étincelante, le rosé frais sous l’ombrage, les deux allemandes de la table d’à-côté qui te regardent en gloussant, le poisson à peine sorti de la mer grillé sous tes yeux,… Et puis quoi, tu rêves ! Nous sommes au XXIe siècle, mon grand ! C-o-n-n-e-c-t-é-s, qui disent ! ATAWAD, j’ai même lu ça dans les blogs… Je ne sais plus ce que ça veut dire, en gros on est toujours branché avec un appareil, téléphone, ou même maintenant ordinaphone, ils inventent n’importe quoi ! L’autre jour j’étais à la caisse du Monop, il y avait une nana qui racontait ses amours en direct live au téléphone. Mieux qu’à la télé réalité. Tu as vu qu’on va même y avoir droit dans les avions, le seul endroit au monde où on était obligé par la loi de se couper du réseau. Déjà que les mémés nous cassent les oreilles dans le TGV…
- Allez, du calme, je reconnais bien le vieux technophobe post-soixante-huitard pré-Sarkozien qui sommeille en toi ! Avoue que c’est bien ces petit objets… Légers, puissants, on peut demander à sa copine « T’es où ? » dans le monde entier !
- Léger… Tu vas voir quand tu auras fait ta valise ? Faisons un petit inventaire… Bon, tu prends ton Blackberry ? Oui, bien sûr… Alors n’oublie pas son alimentation. Tu prends ton réflex numérique ? C’est les vacances,non ? Alors prends ta batterie de secours, ton alimentation pour recharger tout ça, tes nouveaux objectifs ( quand je pense qu’avec les compacts numériques ou les bridges on était débarrassés des objectifs interchangeables…) , et la caméra vidéo HD.. C’est une Sony, non et ton réflex un Nikon, bien sûr, monsieur a eu ses bonus.. Mais tu auras deux alims différentes… Et qu’est ce que tu vas faire des milliers de photos de Grèce que tu vas prendre ??? Et bien tu vas prendre ton ordinateur portable pour les charger et les regarder le soir… et transférer tout ça aux copains au cyber café. T’y coupes pas ! Et les bons câbles qui vont avec, fais gaffe c'est toujours très compliqué les "standards", et bien sûr son alimentation propre…. Alors combien de blocs d’alimentation, ça fait quatre, non ? Et tu es sûr qu’en Grèce ils ont le même standard de prise électrique ??
- Tu rigoles, c’est l’Union Européenne !
- Comme l’Angleterre ! Et puis je suis sûr que tu auras besoin des manuels de ton nouveau Nikon et de ta caméra vidéo.. Rajoute les, au cas où tu aurais oublié comment changer la carte mémoire ! Et puis c’est peut-être le bon moment de comprendre une bonne fois pour toute Photoshop, je te trouve un peu faible là-dessus, on en parlait à la cantine l’autre jour et franchement tu nous déçois. Excel, ça va, mais c'est ringard. Photoshop c'est indispensable à l'ère du Web 2.0.
- Ouais, là, tu me fais penser à un truc…Je ne suis pas sûr que d’avoir le bon abonnement téléphonique avec la boîte pour la Grèce, tu sais ils comptent tout au millimètre, je me demande si je ne vais pas prendre mon téléphone portable perso…
- N’oublie pas ton chargeur ! ET puis il y a un truc ancien et qui marche sans courant...
- Tu rigoles, c'est quoi ?
- Un livre...

31 décembre 2006

e-Voeux 2007

En caricaturant (légèrement), le rituel des vœux satisfait un plaisir simple et peu coûteux, projeter dans l’année suivante la réalisation de tout ce qu’on a pas pu faire l’année précédente ! Ce mode, bien commode, de l’optatif exprime à la fois les désirs et les espoirs. Dans le domaine des technologies de l’information, la liste est longue !

Mais le passage à l’action se révèle bien difficile. Dans le monde réel, l’atteinte des résultats est conditionnée par la mise en œuvre de trois leviers fondamentaux : vouloir, pouvoir, savoir. Vouloir, c’est fixer des objectifs qui permettent de se rapprocher d’une vision désirable et partagée. Pouvoir, c’est créer les conditions favorables à l’action, c’est valoriser les initiatives et décider en prenant des risques mesurés. C’est aussi contrôler que ce qu’on a décidé sera bien suivi d’effet. Le pouvoir recouvre le vaste champ de la gouvernance qui permet d’assumer des décisions dans le temps en en mesurant et en contrôlant l’impact. Enfin, savoir, c’est partager une culture, un vocabulaire, des connaissances permettant d’étayer la décision sur autre chose que des poncifs, des idées à la mode. C’est aussi faire confiance à la « science », qui ne doit pas se résumer à un recueil de recettes, mais à de véritables connaissances fondamentales étayées par la recherche et l’expérimentation.

Alors établissons la liste de tout ce qu’on a pas fait, ou insuffisamment accompli, et qui devrait changer en 2007 pour le bien commun :
- prendre conscience, une bonne fois pour toute, qu’Internet a tout changé en une décennie dans tous les domaines et que sous-estimer cet tsunami mondial, politique, économique culturel conduit à faire de graves erreurs d’analyse et de politique
- faire admettre partout (entreprises, collectivités, services publics…) que les dépenses consacrées aux technologies de l’information ne sont ni un luxe, ni une dépense fatale, ni un coût injustifié, mais un investissement méthodiquement choisi et contrôlé, piloté dans sa construction et sa mise en œuvre, et suivi dans ses résultats pour créer de la valeur mesurable
- considérer que les acteurs oeuvrant dans le champ des technologies de l’information doivent être des professionnels compétents, certifiés, audités, et qu’il n’y a plus de place dans ce domaine critique pour l’amateurisme et l’improvisation,
- valoriser les outils de conception, de pilotage, de suivi obéissant aux référentiels et normes internationales afin de développer une culture homogène permettant une compréhension des "objets technologiques" en faisant ainsi de la gouvernance des systèmes d'information un outil incontournable d'efficacité et de transparence,
- reconnaître à tous les DSI des entreprises françaises ce que la plupart de leurs homologues anglo-saxons ont obtenu, un statut de dirigeant à part entière. Reconnu et respecté, le DSI est valorisé car capable de faire évoluer leur entreprise, non plus seulement en faisant fonctionner convenablement les infrastructures - ce qui est une figure imposée -, ni même en améliorant les processus actuels, mais surtout en construisant de nouvelles pratiques permettant d’étendre le champ du possible
- dé-diaboliser les solutions ( outsourcing et offshore vs informatique « maison », mais aussi logiciels libres vs Vista… par exemple) pour affronter ces vrais débats, et quelques autres lourds de conséquences comme la modernisation du portefeuille applicatif, avec méthode et prendre des décisions rationnelles, fondées sur des analyses d’impact précises et soucieuses de l’intérêt général à long terme
- développer une véritable culture économique des technologies de l’information qui permette non seulement de connaître les coûts mais surtout de les comprendre pour agir et construire toutes les conditions de la création de valeur lucide et maîtrisée
- réhabiliter le goût de l’innovation, le sens du risque, le plaisir de la créativité pour explorer de nouveaux horizons et changer sans être tétanisé par le futur que, par construction, on a encore un peu de chance de pouvoir influencer !
- former les utilisateurs, les prescripteurs et tous les décideurs pour qu’ils mettent en place tous les préceptes précédents et continuer à apprendre sans cesse

Enfin, faire en sorte que la campagne électorale de 2007 ne soit pas pilotée par un logiciel obsolète, franco-français et antérieur à la société mondiale de l’information pour contribuer à donner à notre pays toutes les chances d'en être un acteur crédible !

Excellente année 2007 !

27 août 2006

Léthargie estivale : fin de l'épisode !

Merci aux fidèles de ce blog de l'avoir quand même consulté assidûment depuis la publication de mon dernier papier le 28 juin dernier alors qu'aucun nouveau texte n'a été mis en ligne, consacrant mon temps à d'autres activités plus physiques et manuelles. C'est aujourd'hui chose faite avec une réflexion sur le monde du libre qui ne manquera pas, je l'espère, de susciter des commentaires. Et un retour à un rythme de publication plus régulier ! Et si nous lançions une réflexion sur la place de l'économie de la connaissance et du numérique en général dans la campagne présidentielle ?
Bonne rentrée à tous et à très bientôt sur le net ou IRL !

26 septembre 2005

Apple est-il toujours un fabricant de PC ?

Non, ce n’est pas un canular anticipant la sortie du premier Mac tournant sur un processeur Intel, annoncé pour juin 2006, mais une simple précision de vocabulaire. PC veut en effet dire depuis l’origine, la fin des années soixante-dix, « personal computer » et on a longtemps parlé d’un « PC compatible IBM » pour parler d’un PC fonctionnant sous le système d’exploitation de… Microsoft et sur processeur Intel, d’où le nom désormais familier de plateforme « Wintel ».…

Revenons au singulier destin d’Apple, l’autre pionnier du PC, non compatible… Alors que le grand rassemblement des familiers de la marque annuelle Apple Expo vient de fermer ses portes sans annonce spectaculaire, on ne voit plus Apple communiquer que sur son produit fétiche, l’iPod, dans sa dernière livrée, le nano, encore plus beau et encore plus petit… et aucun produit nouveau n’est venu rafraîchir l’offre de portables et d’ordinateurs de bureau de la marque à la pomme. La fabrication d’ordinateurs est-elle toujours la priorité d’Apple compte tenu de son envol dans le business de la musique ?

Il faut dire que le succès de l’iPod est fracassant. Les derniers chiffres publiés par Apple, le 25 juin dernier, portant sur le troisième trimestre de l’année fiscale sont éloquents. Avec un quintuplement de ses bénéfices par rapport à 2004, un chiffre d’affaires trimestriel de 3,5 milliards $ contre 2 milliards $ pour la même période de 2004, un profit net de 320 millions $, la croissance est spectaculaire sur le marché plutôt stagnant du poste de travail. Car l’iPod en est le vecteur majeur. Il s’est vendu à 6,155 millions d’unités vendues en un trimestre, contre 860000 en 2004 et représente 31,2% des revenus. Les revenus de la vente de musique en ligne ont triplé en un an et représentant désormais 6,6% des revenus d’Apple. Mais les ventes d’ordinateurs, 1182000 Macintosh livrés, ce qui inclut les serveurs Xserve, , en croissance de 35%, contribuent encore pour 46% au chiffre d’affaires, contre 62% en 2004, et les logiciels produisent 239 millions $ de chiffre d’affaires, soit 7,3 %. L’informatique classique est donc encore dominante. Pour combien de temps ?

Apple continue d'innover, mais surtout dans le logiciel. Avec son système d’exploitation Tiger (OS 10.4), habile synthèse entre le monde du logiciel libre, auquel il emprunte les standards et les composants de base, et la patte propriétaire d’Apple avec son interface rajeunie, Apple présente une alternative aboutie et séduisante au monde Microsoft et convainc de plus en plus de convertis « les switch » attirés par l’élégance de l’iPod et tentés d'aller plus loin dans l'offre de la marque, conformément aux hypothèses de Steve Jobs. Plus encore, Apple s’est lancé avec succès dans l’édition de logiciels spécialisés dans la musique avec le célèbre iTunes, disponible aussi sous Windows, pour accéder à la plateforme de vente de musique en ligne qui a ouvert ce marché jusqu'alors balbutiant. Mais d’autres logiciels regroupés dans l’offre iLife 05 attirent vers les plateformes matérielles de la marque en offrant une suite complète et facile à mettre en œuvre d’outils pour la musique, la photo –iPhoto- la vidéo amateur –iMovie-, l'édition de DVD. L’ambition est plus forte avec Final Cut pro qui représente désormais la référence des professionnels et l’édition musicale avec Soundtrack.

Constructeur de matériels esthétiques et séduisants, éditeur d’un système d’exploitation moderne, et de logiciels spécialisés réussis, pionnier de la musique en ligne, fabricant brillant de l’iPod devenu objet culte, Apple sort des sentiers battus du monde plutôt terne du PC pour s’offrir un habit chatoyant de modernité et de séduction, ravissant ses aficionados de toujours, agaçant ses détracteurs fidèles. Steve Jobs a réussi son pari. Mais dans ce monde informatique cruel de l’hyper-compétitivité, nombreux sont ceux qui souhaitent mettre un terme à cette résurrection. La chasse est ouverte.

Rendez-vous le 11 octobre pour analyser les résultats du quatrième trimestre !

25 septembre 2005

Le CIGREF fête ses trente-cinq ans !

Lors de son assemblée générale annuelle, la 28 septembre 2005, le CIGREF, Club des grandes entreprises françaises, fête trente-cinq années au service des entreprises et de la communauté des directeurs des systèmes d'information et de leurs équipes.
En 1970, le monde informatique est encore balbutiant... Les constructeurs imposent le modèle propriétaire et laissent peu de place à la négociation et au dialogue avec les utilisateurs. Quatre DSI français décident alors de créer un club pour fédérer leurs efforts, échanger leurs expériences et donner à l'informatique un cadre professionnel au sein des grandes entreprises... Ce fût le début militant d'une grande aventure qui continue, celle de l'informatique d'entreprise, performante et dynamique, capable de s'adapter au changement...

L'assemblée générale a permis de faire le point sur la réalisation du projet stratégique CIGREF 2005 et de présenter la nouvelle vision de ce projet, CIGREF 2010, centré sur la professionnalisation accrue des équipes des directions systèmes d'information confrontées à un écosystème informatique mouvant et à un accroissement du niveau d'exigence des entreprises. De même, l'innovation est considérée comme une mission clef dans le processus de création de valeur.

"Nous avons à casser un de nos dogmes qui nous coûte cher, c’est notre relation au temps. L’informatique d’aujourd’hui est trop lente. Elle est trop lente, parce que si elle crée de la valeur, plus on diffère le lancement et la fin des projets, moins cette création de valeur se concrétise dans les comptes d’exploitation de nos entreprises.
Nous devons donc inventer une informatique ultra professionnelle mais aussi ultra rapide, qui permette très vite d’amener, parce que nous l’avons bien identifié et architecturé, le meilleur de la technologie dans les pratiques et dans les usages.

C’est pourquoi CIGREF 2010 sera plus que jamais un projet de professionnalisation des équipes informatiques françaises pour faire en sorte qu’à travers les règles, les principes, les méthodes de travail qui nous unissent, nous puissions casser les moules et faire en sorte que nos entreprises puissent bénéficier des technologies de l’information, de la communication et de la connaissance, plus vite, moins cher, et de façon plus efficace que leurs compétiteurs. "
(extrait du discours de clotûre)

Le site : http://www.cigref.fr