Vérité ou mensonge, qu’en pense Facebook ?
CES, amplificateur de la révolution numérique

Confiance et numérique, est-ce nouveau ?

La confiance est le fondement de la civilisation. Elle repose sur une anticipation positive des comportements des acteurs sociaux face à leurs engagements. La relation des humains avec leurs semblables est fondée sur un équilibre, dosé et fragile, entre confiance et contrôle. Pour gérer les relations des hommes entre eux, la civilisation a substitué à la seule violence du plus fort un ensemble de règles fondées sur l’éthique et le droit et mis en place un appareil répressif qui sanctionne les déviances.

A chaque état d’évolution du système socio-technique, les outils, pratiques et comportements se sont ajustés.

C’est pour établir des bases robustes de traçabilité des transactions commerciales que l’écriture a été inventée. C’est pour gérer les interactions sociales et économiques que le Code d’Hamurrabi a été mis en place à Sumer. On est progressivement passés d’un système de troc à un système monétaire fondé sur des matériaux, l’or et l’argent, qui avaient une valeur intrinsèque, puis à un système monétaire fondé sur le billet de banque dont la valeur est garantie par la communauté par le truchement de l’Etat et de ses outils financiers, Banque centrale, Trésor public. Pour assurer la confiance dans les produits et permettre ainsi l’essor de la société de consommation, on a inventé des normes garantissant une prédictibilité raisonnable du fonctionnement des produits et services vendus conforme à l’engagement commercial du vendeur, et là encore on a mis en place des systèmes de sanction.

Cette évolution n’a pas été sans douleur. Des crises sont venues régulièrement casser la confiance et ont conduit à l’adoption de sanctions et de règles plus robustes. On peut illustrer ces séismes par des exemples récents dans trois domaines différents : les subprimes, le Mediator dans le domaine critique de la santé ou encore le dieselgate. Dans ces trois cas, qui touchent des éléments clefs de la vie humaine, la santé ou le logement, des manœuvres frauduleuses menées de façon cynique pour un intérêt à court terme ont cassé la confiance du public envers les institutions, les marques et les régulateurs chargés d’appliquer les normes et les contrôles.

Le développement progressif d’une économie immatérielle a conduit les acteurs sociaux à accorder à des outils de plus en plus sophistiqués, c’est-à-dire éloignés d’une réalité physique compréhensible, la confiance indispensable au développement des relations commerciales. C’est ainsi que la carte de crédit et la monnaie électronique se substituent aux formes matérielles de monnaie en voie de disparition programmée.

La confiance dans le monde numérique s’inscrit donc parfaitement dans cette logique d’évolution de long terme.  La confiance n’est pas une donnée immanente, elle se construit à travers des règles, des pratiques et des expériences.

Or par rapport au monde antérieur, où les innovations se diffusaient lentement, le monde numérique est un monde caractérisé par la vitesse des transactions, dans tous les domaines, et par le caractère immatériel, global et instantané de la plupart des processus. Ces « propriétés » appellent à réviser les critères antérieurs de confiance pour introduire de nouvelles pratiques et de nouveaux outils. Il est évident que le cadre de la confiance ne s’applique par qu’aux relations interindividuelles ou à l’exécution de contrats. Il concerne le fonctionnement global de la société, par cercles concentriques, allant jusqu’aux relations avec et entre les Etats. De la photo postée sur Instagram à la cyber-défense, la confiance numérique emprunte naturellement  les mille facettes de la vie sociale. Et à chaque type de problème doit être appliqué la parade adaptée.

Chacun est amené à prendre des décisions sur la base de données et d’informations dont il serait trop long, complexe et coûteux de vérifier l’ensemble des caractéristiques. Il y a donc à chaque fois et pour chaque décision un « pari raisonnable » qui doit être validé par quelques contrôles simples, comme l’identité de la source ou du support, l’antériorité de son existence, la traçabilité des comportements, l’avis des pairs. La confiance se nourrit graduellement d’expériences positives antérieures et se détruit rapidement par la non-conformité du comportement au niveau d’attente.

Le référentiel international Cobit a défini les critères de l’information :

  • efficacité : qualité et pertinence de l’information, distribution cohérente
  • efficience : rapidité de délivrance
  • confidentialité : protection contre la divulgation
  • intégrité : exactitude de l’information
  • disponibilité : accessibilité à la demande et protection (sauvegarde)
  • conformité : respect des règles et lois
  • fiabilité : exactitude des informations transmises

Cette trame est pertinente pour concevoir et mettre en place des systèmes d’information et de prise de décision qui réduisent le risque d’une prise de décision fondée sur des informations inappropriées. C’est aussi une check-list pertinente pour juger les éléments sur lesquels on va prendre une décision.

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