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15 novembre 2011

Commentaires

Garros Christophe

Bonjour, la crise récente des subprimes, et la réaction de la France notamment sur le secteur banquaire a montré que la seule réponse de l'état a été de s'endetter encore pus pour éteindre le feu. Les banques avec cet argent ont ensuite continué comme si ne rien n'était et ont déclaré des profits importants. Quel rôle pour l'état, la fuite en avant en s'endettant pour un oui, pour un non ? la réponse donnée dans ce cas par l'état n'est qu'un leurre. L'état seule ne peut plus rien. On le voit bien avec l'Allemagne qui malgré une économie fiable se retrouve dans le tourment de la crise de la Grèce. Nos économies sont entièrement dépendantes les unes des autres. Je pense que la seule réponse est l'Europe. On ne peut plus maintenant raisonner état et nation car on se rend compte que nous ne sommes plus souverains. Je pense qu'il est l'heure de passer à une réflexion globale de notre économie Européenne car le salut ne peut plus venir de l'état seul. C'est fini.

Laurent Biéber

Pour comprendre le mécanisme de la crise démarrée en 2008, j'ai lu le triomphe de la cupidité, puis écouté les économistes attérés http://atterres.org/ . Pour avoir une idée de ce qu'il fallait engager, j'ai écouté Roberto Lavagna, ministre argentin de l'économie dans le gouvernement Kirchner après la faillite de l'Argentine (http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/argentine/chronologie.shtml ) et qui nous prouve que ce qu'évoque Joseph Stiglitz dans son livre ou ce que disent les économistes attérés est vrai.

Jean-Pierre, je paratge ton point de vue sur la complexité due aux interactions dans ce monde systémique, ce qui amène à repenser l'Etat et son rôle dans un monde mouvant. Le seul qui m'ait éclairé sur cette problématique de complexité systémique c'est Edgar Morin, qui d'ailleurs m'a aussi fait comprendre comment aborder la complexité de l'entreprise, le jour où on m'a proposé de lancer la démarche d'urbanisme du SI de mon entreprise.
Je crois aussi, pour conclure, que le monde s'écroule si on ne favorise pas certains équilibre"s entre les grands acteurs de la société qui pour moi sont au nombre de quatre :
- lEtat, dans un rôle légidslatif pour définir les règles du jeu et exécutif pour garantir que les règles peuvent s'exécuter,
- les entreprises en tant qu'organitatrices de la création de richesse,
- le mode civil avec une extrême richesse qui malheureusement aujourd'hui n'a pas suffisamment la possibilité de s'exprimer,
- les citoyens qu'on a voulu museler en favorisant un individualisme destructeur.

J'espère que nous retrouverons rapidement un équilibre entre ces différents pouvoirs et contre pouvoirs pour repartir de l'avant, seul garant à mes yeux d'un bon exercice de la démocratie.
Je rappellerai en conclusion que ce mois-ci est le mois de l'économie sociale et solidaire, occasion de rencontres et d'échanges entre des hommes et des femmes que nous croisons chaque jour sans les voir.

JP Corniou

Merci à tous les deux pour ces commentaires nourris de références passionnantes ! Nous sommes bien sûr confrontés à des problèmes d'autant plus redoutables que depuis 1989 nous étions sommés de nous assoupir tranquillement sans penser car les marchés et la création de valeur pour l'actionnaire nous emmèneraient tranquillement vers le nirvana. il était des lors de bon ton de rejeter pêle-mêle tout ce qui était un peu "idéologique" notamment la théorie politique, la recherche d'alternatives à la croissance "dure", la solidarité... De fait la pensée politique est totalement désarticulée. Il n'y a pas de plan B. Alors il faut réinventer, recréer des cadres de pensée, échanger pour reconstruire de modèles effectivement plus équilibrés entre le court et le long terme, entre le moi et le nous. Rude mais noble tâche !

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