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« Véhicules électriques en tous genres au service de la cité | Accueil | Service... (mieux) compris ? »

20 septembre 2009

Commentaires

Frédéric Simonet

Bonjour Monsieur,

Je m'appelle Frédéric SIMONET, je partage complètement votre opinion.

Je travaille en partenariat avec l'ADBS, le CNAM et le pôle Léonard de VINCI sur la promotion du SaaS et du web 2.0 (XaaS 2.0).

Je vous invite à visiter mon site (http://www.yourwebsite.fr) et à me donner votre avis sur son contenu.

Cordialement

Stéphane, Paris

« Ainsi se dessine un monde qui a su domestiquer la vitesse des transports physiques aussi bien que la vitesse des échanges via les réseaux de communication. »
Cette phrase est la plus saillante de cette note, encore une fois riche, percutante et questionnante.
1) Est-on sûr d’avoir domestiqué la vitesse des transports physiques ? ou ne bute-t-on pas sur d’autres contraintes ? le tgv paris marseille pourrait aller beaucoup plus vite, mais il faudrait faire des choix autrement plus difficiles que des questions techniques qui sont parfaitement rationnelles : double-t-on les voies, ou supprime-ton tous les arrêts entre le départ et l’arrivée
2) A.Finkielkraut présente ainsi son excellente émission « Répliques » : « Comme l'atteste la multiplication spectaculaire des programmes interactifs ou le recours systématique aux micros-trottoirs, l'idée dominante aujourd'hui dans les grands médias est que chacun sait immédiatement ce qu'il pense, et veut, sans délai, pouvoir le dire. Avec les débats de Répliques, l'hypothèse [est] inverse : pour saisir les enjeux, pour savoir quoi penser, pour se faire une opinion personnelle, on a besoin d'être éclairé par d'autres et d'écouter silencieusement des conversations qui prennent leur temps et qui problématisent le monde. »
Il allait même plus loin dan « Internet l’inquiétante extase » paru en 2001 aux éditions des 1001 nuits : « Désormais acteur et lecteur, producteur et consommateur, l’utilisateur des nouvelles technologies jouit d’une fatale liberté : une liberté à laquelle on n’échappe pas. »
Comme les MP3 bas de gamme, notre société semble fonctionner selon une mémoire flash. Le temps où un fait était rapporté après avoir été vérifié, analysé, et sur lequel un citoyen (ou un honnête homme) pouvait se faire une idée, ce que l’on pourrait appeler une courbe d’excellence, ce temps a disparu. Un ragot se propage sur la toile, commenté par un citoyen qui prend le pouvoir et qui explique aux autres ce qu’il faut en penser. Cette immédiateté de réaction, cet impératif de connaissance, couplés à l’interactivité, aussi bienfaitrice que destructrice, produit une absurdité intellectuelle : n’importe qui intervient sur n’importe quoi n’importe où n’importe quand. Désormais, ceux qui savent n’ont plus droit au chapitre, puisque chacun a le droit d’avoir une opinion, et de faire valoir son opinion. Voilà l’une des pires conséquences de l’affaissement de la démocratie et des valeurs. Puisque tout se vaut, rien n’a de valeur supérieure.
Autre exemple du vertige de la vitesse. Derrière les dérives de marchés financiers il y a beaucoup de technologie. Mais cette technologie couplée à la vitesse sont au service de quel but maintenant ? Des super robots calculent au millième de secondes pour générer automatiquement des mouvements d’achats et de vente sur des produits dérivés et la course se fait sur ses quelques infimes instants ; où est l’action de l’homme ? Où est la valeur ajoutée ? Où est la création de valeur ? a-t-on fait tout ça pour ça ? Dans une précédente note (06 sept 2009, La toile …) , Jean-Pierre appelait à une “inventivité démocratique” nouvelle pour construire des règles efficaces, équitables et opératoires, indispensable à l'édification d'une "République de l'internet" . C’est effectivement indispensable, mais pas suffisante : il faut également des penseurs pour nous éclairer sur nos choix collectifs et répondre à ce vide que Paul Soriano décrivait dans même opus que cité plus haut : on est entré dans « le monde zéro : zéro délai, zéro stock, zéro mémoire, zéro culture, zéro identité, zéro institution, zéro politique, zéro réel. »

Serguei

Jean-Pierre,

je voudrais te rappeler que le temps moyen que passe un citadin dans les transports est constant depuis le moyen-âge : 1h30.

Pour moi, nous n'avons pas gagné en hypermobilité. Nous avons gagné en distance, mais pas en temps.

Aussi, n'oublie pas que si, au moyen-âge, la moyenne d'âge était plus faible, c'est que la distribution était bimodale. Soit tu mourrais jeune, soit tu ne mourrais pas jeune, et alors tu vivais aussi vieux que maintenant. Il me semble que c'est la mortalité infantile qui a régressé, pas tant que ça l'âge moyen qui a progressé. Mais tu t'y connais mieux que moi sur ces beaux sujets !

En revanche, ce qui a changé, c'est la quantité d'interactions par minutes. Internet ne réduit pas le temps, un peu les distances, mais il augmente les interactions !

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