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Looking Back and Going Forward in IT
Jean-Pierre Corniou
ISBN: 1905209584
Publication Date: January 2006 Hardback 200 pp.
35.00 GPB, 55.00 EUR, 58.00 USD


Description
Information technology now possesses an all-pervading influence in society: all areas of the social and corporate worlds use IT. However, despite its integral importance in society today, its development and future is often overlooked. This book places IT in perspective by tracing its development through time, covering its origins in business, the massive expansion of the role of IT at the end of the 20th century, the growth of the internet, and the successes and failures of companies involved in this development.
Despite its ubiquity in the modern world, the author highlights that efficient use of IT by businesses can only be gained by a good understanding of its potentials and pitfalls, highlighting how its informed use in practice is essential for companies to succeed. Finally, questions are raised concerning the future of IT: who will reap the benefits and why? Will IT continue to provide solutions and will it always deliver on its promise? Will it cease to advance and thus cease to be studied or will it continue to develop and thus provide new opportunities and challenges to users?
Contents
1. The First Information Revolution. 2. From Electromechanics to Electronics. 3. The Dawn of the Digital Era. 4. Light and Shade in the Digital World. 5. The Promise and Reality of Technology. 6. IT Policies in Efficient Enterprises. 7. New Instructions for CIOs. 8. New Vision(s)?

NB : Cet ouvrage est la version anglaise de "La société de la connaissance", paru chez Hermès Lavoisier

Commentaires

JCL

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gégé

Il y a déjà quelques années, la présidence portugaise a le mérite d’avoir mis
à l’ordre du jour le besoin de définir une perspective européenne sur la dimension
sociale de la « société de la connaissance ».
Cette expression, à l’instar de la « nouvelle
économie », de la « société de l’information »,
de « l’économie apprenante» et bien d’autres,
désigne pêle-mêle un vaste éventail de changements sociaux et économiques liés à l’expansion fulgurante d’une nouvelle
génération de technologies de l’information et
de la communication : l’Internet et les intranet,
les mobiles et les portables, le multimédia, les plates-formes téléphoniques, etc.
L’organisation de l’économie, les stratégies des entreprises, les transformations du travail, la dynamique de l’emploi sont désormais frappées
d’un même sceau : l’information et la
connaissance deviennent les facteurs de production les plus déterminants.
Les observateurs les plus critiques ont cependant déjà relevé que la métaphore de la
société de la connaissance n’est pas sans
ambiguïté – à plus forte raison quand certains
leaders européens transforment la métaphore
en allégorie. La Commission européenne a pourtant mis en oeuvre une série de travaux de recherche qui permettent de développer une analyse critique et constructive du thème de la société de la connaissance. Une conférence
internationale, organisée fin mai à Lisbonne
sous le titre « Towards a learning society :
innovation and competence building with social
cohesion », a permis de confronter des
résultats provenant des actions clés de
recherche socio-économique du quatrième et
du cinquième programme cadre de R&D.
Il ressort des contributions à cette conférence que l’évolution vers une économie basée sur la connaissance est certes une tendance structurante, mais qu’elle ne suit pas une trajectoire prédéterminée. Elle sera le fruit des stratégies des entreprises, des initiatives des décideurs politiques et de l’influence des
partenaires sociaux. Les processus
d’acquisition et de développement des
compétences, aussi bien au niveau des individus que des organisations, sont au coeur de cette évolution. Les technologies récentes
ont un double effet sur ce processus. D’une
part, elles contribuent à une codification croissante des connaissances, qui conduit à une standardisation et une industrialisation de
nombreux services, notamment dans la
banque, l’assurance, le commerce, l’administration, les communications. Mais
d’autre part, elles mettent en valeur la connaissance tacite, fruit de l’expérience individuelle et collective, elles soulignent le rôle
essentiel de l’organisation du travail et de la
formation des travailleurs.
Dans cette évolution vers une économie basée
sur la connaissance, les risques sociaux sont
importants et ils doivent être maîtrisés.
Polarisation et exclusion sont les deux mots
clés. Polarisation entre des modèles opposés
d’organisation du travail : un regain du
taylorisme dans les tâches standardisées et banalisées, une organisation souple et
«apprenante» pour les tâches qualifiées,
créatives et évolutives. Polarisation du marché
du travail, entre des emplois sûrs et valorisés
dans le noyau dur de l’économie, et une
constellation d’emplois périphériques dans le
travail temporaire, la sous-traitance,
l’externalisation, les statuts précaires, le travail indépendant mais subordonné, etc. Polarisation dans les formes de travail flexible : d’un côté, une journée de production de plus en plus
étendue, même dans les services (la société
«rock around the clock », où tout doit être
accessible 24h sur 24), des rythmes de travail
de plus en plus intensifs, une désynchronisation
entre le temps de travail et les autres temps
sociaux ; d’un autre côté, des îlots de flexibilité
socialement positive, où le travail à distance
permet de concilier activités professionnelles et activités personnelles ou sociales. Polarisation
dans l’accès même à la connaissance et à la
formation, car les formes de plus en plus
variées de travail atypique ou précaire permettent rarement de réaliser cet
«apprentissage tout au long de la vie» qui est
présenté aujourd’hui comme une exigence pour
tous les travailleurs.
Dans un projet de recherche européen dont la
Fondation Travail-Université était coordinatrice
(projet FLEXCOT), nous avons étudié les
formes de travail flexible liées aux technologies
de la communication et notamment les impacts
en termes de qualifications et de compétences.
Des études de cas réalisées dans six pays et
dans quatre secteurs (presse et édition, génie
civil, banque et assurance, services de santé
décentralisés) nous ont permis d’évaluer
l’ampleur du phénomène de polarisation. D’une
part, une économie basée sur la connaissance
exige des qualifications de plus en plus étendues. Les compétences de base
concernent non seulement l’usage des technologies, mais aussi et surtout l’aptitude à la
communication et une
série de compétences
génériques telles que
l’abstraction, la réactivité, la capacité de formuler des diagnostics. A côté de cela, les qualifications
plus spécifiques aux
différentes professions sont tiraillées entre deux
modèles : la polyvalence ou la spécialisation,
dont la coexistence n’est pas toujours pacifique.
Mais d’autre part, un nombre croissant de
tâches se trouvent de plus en plus banalisées.
Leur contenu en connaissances s’étiole et
finalement, les aptitudes requises des travailleurs sont avant tout comportementales :
sourire au téléphone, gérer une conversation,
s’adapter à des changements incessants, accepter des horaires flexibles ou des
conditions d’emploi précaires, pour ne citer que quelques exemples.
Quant à l’exclusion, elle prend plusieurs
visages. Outre le fait qu’elle soit une
conséquence logique de la polarisation, elle se
manifeste aussi dans l’accès à l’emploi. Le
paradoxe d’une économie basée sur la
connaissance et d’un travail basé sur la
compétence est que l’accès à l’emploi devient
plus sélectif. Quand l’apprentissage se fait
surtout dans les situations de travail, au sein
d’une organisation, la barrière à l’entrée est
difficile à franchir pour ceux qui sont exclus du
travail. Plus encore : dans une société où non
seulement le travail, mais aussi l’accès à la
culture et l’exercice de la citoyenneté
deviennent tributaires d’une certaine familiarité
avec les technologies de l’information et de la
communication, comment traiter le phénomène
inquiétant de l’illettrisme, même dans les pays
développés ? Selon une enquête menée récemment en France, 20 % de la population
ne maîtrise pas suffisamment la lecture pour lire des consignes de santé ou sécurité,
comprendre des instructions écrites ou suivre
un dialogue interactif sur un écran. L’éducation
n’est-elle pas un défi de premier ordre pour la
société de la connaissance, bien plus que les
tarifs d’Internet ou le débit des connexions ?
Dans la société de la connaissance, la
dimension sociale est plus importante que la
dimension technologique. Dans la terminologie
des institutions européennes, l’expression
«société de l’information» aura été profondément marquée par les orientations du
rapport Bangemann, qui accordait la priorité aux
technologies et aux marchés.
Les aspects sociaux et organisationnels avaient
cependant été soulignés
d’emblée par un autre
rapport, intitulé «Une
société européenne de
l’information pour tous ».
L’expression «société de
la connaissance» remet
encore une fois à l’ordre
du jour la gestion du
changement, l’organisation du travail, la ressource humaine, non sans ambiguïté, mais avec une insistance très nette sur le facteur humain et sur les aspects cognitifs. Si l’objectif politique est
réellement d’en faire un instrument de cohésion
sociale, il faut d’abord affronter les enjeux de la
polarisation de l’exclusion, qui sont en soi contraires à la cohésion.
Bref, la société de la connaissance ne se
résume pas à un cocktail de Nasdaq, de commerce électronique et de culture branchée.
Elle concerne d’abord le travail dans ses
aspects les plus quotidiens, tout comme la
capacité des partenaires sociaux à occuper de
nouveaux champs d’intervention, comme
l’organisation du travail et la formation.

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